Ca fait 25 semaines que nous sommes ensemble, tu grandis a l'interieur de moi et je m'epanouis avec toi. Pourtant dans quelques mois a peine, quand on demandera ton age, on remettra les compteurs a zero, comme si de rien n'etait. Seulement toi et moi, on se rappellera.
Aujourd'hui, j'ai tapoté avec toi comme à un match de tennis dont les joueurs avaient décidé de ne plus se prendre au sérieux. Séparés par un filet qu'il fallait détendre et dont à l'intérieur, pauvre ventre, à la première note soupçonnée de l'extérieur, on ne pouvait s'empêcher de shooter dedans. Nous écoutions les musiques et chansons de Nina Simmons, des Temptations... tu adores! Je tapotais en frôlant donc du bout de mes doigts - et du bout seulement - quand tu as talonné au travers du ventre de ta mère: Boum! J'ai rigolé, tu m'as entendu, tu as tapé plus fort, et en rythme, je rigolais de plus belle et mieux encore, nous jouions ensemble... Nous dansions. Tous les deux nous tapions en rythme la musique et sons, dont mon large rire, et ta maman éberluée qui me disait "d'arrêter" de taper... Nous ne pouvions nous arrêter. Elle rigolait. Est-ce que quand tu bouges, réagis et tapes, sur et à la musique, c'est bien? Tous les avis divergent sur ce point. Mais aujourd'hui, j'ai su, oui là j'ai su, à ce moment là, que çà te plaisait.
La transmission était accomplie. Lou, l'amour de notre vie s'était imposée parmi les siens. Son arrivée fût romanesque, intense et éclairée. Évidente je veux dire, légère, magique comme un pas de Ginger & Fred. L'assurance tranquille s'était manifestée avec ravissement. Un sourire suivi d'un rire franc que je retrouve des anciens, des miens. Ces rires épanchés qu'on ne peut plus soustraire à la vie et à la joie d'être là. Les fossettes apparaissent et instruisent les perspectives, le caractère aussi. Nous avons, de la chance de t'avoir, que tu sois le prolongement tant souhaité, tant attendu, de notre vie, de ma mère Mamita, de mon père Papidi, de Maminou aussi et Papynet bien sûr, le roi de l'internet... Mon amour, je suis ton père si fier, si fou de joie. Je fais de mes mots ceux de ta mère. Tu portes en toi clairement comme la manifestation d'une destinée déjà écrite, si fortement tracée - en dehors de nos conjectures de parents dingues de leur enfant. Toi, le petit animal, la petite Tortue, Marsupilami, ou Pirhana. Toi, le petit être à qui l'on veut tout donner, guider, afin qu'en toi fleurrissent les choix révélés de ta propre nature, de tes envies. Que se distinguent tous tes horizons, qu'ils se découvrent, solaires et heureux. Je t'aime mon amour.
"Je t'Aime ton petit Coeur" comme le dit si bien Mamita.